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Philosophie des nombres Mayas
Chapitre I
1 - Les mathématiques mayas
Discipline scientifique amplement développée et
démontrée par les ancêtres Mayas, dans la construction
de leurs merveilleuses cités, temples et édifices
; ainsi que dans leurs grands calculs astronomiques sur les mouvements
du soleil, de la lune, des éclipses, les mouvements des constellations,
étoiles et planètes.
Cet exploit a stupéfait, non seulement les experts dans
ce domaine à travers le monde, mais aussi leurs propres descendants.
Mais ils durent passer par une dure évolution dans le temps.
Pour le développement de toute science, des qualités
fondamentales sont nécessaires pour que la discipline acquiert
une consistance et un niveau élevé. Les ancêtres,
dans les mathématiques, y réussirent avec beaucoup
de ténacité. Ténacité démontrée
et héritée par la transmission de ces connaissances
aux générations ultérieures, au moyen de la mémorisation
et la transmission orale ; qualités vitales qui ont permis
la survie jusqu'à aujourd'hui.
La transmission orale, qualité qui ne s'est jamais perdue
dans le temps et nous pouvons le vérifier aujourd'hui dans
les villages et communautés ; mais la particularité
écrite, utilisant les formes mathématiques mayas,
s'est perdue loin dans le temps. Cependant, cette singularité
prend un essor aujourd'hui, dû à l'intérêt
de savoir comment les ancêtres faisaient les mathématiques.
Autrefois, il existait de grandes écoles où s'enseignaient les différentes disciplines scientifiques
et les mathématiques étaient l'une d'elles. Dans cette
discipline, il existait de grands maîtres qui donnaient des
classes à des niveaux différents ; il existait aussi
des livres profonds sur le thème.
Il existait des livres sur la philosophie des nombres, sur leur
caligraphie, leurs couleurs, leurs tailles, leurs formes distinctes,
il existait aussi des manuels sur l'utilisation de la fleur, de
la graine, de l'escargot, comme symbole du centre (zéro),
comme de la forme ronde des unités, le tracé linéaire
du cinq, et l'utilisation des visages de profil comme nombres, etc.
Toute cette immense connaissance au sujet des principes mathématiques
et leur application a toujours été fondée dès
le début des temps, sur quelque chose de très solide,
un point central, une force génératrice de tout et
en même temps l'explication de tout ce qui existe dans l'univers
: Ajaw.
2 - Ajaw Rutikirb'al K'aslemal - Le début est Ajaw
Et tout commença avec un "début". Le
début qui génèra tout, donna une origine à
tout. Tout commença avec une énergie initale. La
cellule mère qui se multiplie quatre cent fois. Le début
de la vie, qui engendra la vie [en otros]. Le début de
la vie est l'énergie Le début de la vie est la
mère et le père Le début de la vie, est
la graine, Le début de la vie est la fleur, Le début
de la vie est Ajaw.
Ainsi donc le début se manifesta comme une planète
et une vingtaine de planètes. Début qui se convertit en étoiles, quatre centaines
d'étoiles. Début qui fit une personne et quatre cent fois multiplié
par huit mille fois, et cent soixante mille...
3 - Preuves de Ajaw dans le temps
Ajaw est le début du temps et de l'espace, comme aussi
des autres dimensions inconnues, ainsi il est dépositaire
de tous les savoirs/sagesses et disciplines scientifiques, Ajaw est le début
qui inicia les mathématiques.
Cela signifie qu'avec Ajaw commença tout le compte.
Evénements importants
a) Les cycles monumentaux appelés Saqarik (amanecer -
lever du jour), c'est à dire les 13 baktunes, commencèrent
à cette date : 4 Ajaw 8 Kumku et se termineront le 4 Ajaw,
solstice d'hiver du 21 décembre 2012 (jour où commencera
un nouveau Saqarik ou le nouveau 13 baktun). Cette date de 4 Ajaw
8 Kumku peut être vue sur les stelles ou codex.
b) [...]
c) Les prévisions sur les katunes du livre Chilam Balam
sont énumérées, joint au jour Ajaw.
d) Tous les tunes sont aussi énumérés avec
le jour Ajaw.
Comme nous pouvons le voir, ces exemples de grande importance
se passent un jour Ajaw.
Pour mieux illustrer, selon le livre Chilam Balam, à la fin d'un
Katun (période de 20 ans de 360 jours), on effectuait les
changements de statues des Ajaweles du baktun qui se terminait et de celui qui commençait.
Littéralement : "se asienta el 11 Ajau con el 13 Ajau.
Esta es su palabra y lo que manifiesta el contenido de su carga"
(Chilam Balam, 1982, p. 49). En ce jour tant spécial, Ajaw parlait,
grâce à la lecture des prévisions correspondantes
à ce [katun], ce n'était pas un jour d'importance mineure,
mais un jour de grand solenité.
De plus, en ce jour on faisait les interrogatoires aux gouvernements
pour voir s'ils méritaient leur trône.
Cela nous confirme que Ajaw est en tout, est dans le compte du
temps, est dans l'éternité.
4 - Le début et la fin sont Ajaw
Selon le Cholq'ij, calendrier religieux de 260 jours, selon ce
qui est écrit dans le Chilam Balam, le premier jour correspond
au jour Imox, le jour Iq' est le deuxième, le jour Tz'i'
est le numéro 10, le jour B'atz' est le 11, le jour Kawoq
est le numéro 19, et le jour Ajaw ou Ajpu est le dernier
et en même temps le début d'un autre tour du calendrier.
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Cholq'ij Calendrier Maya Kaqchikel
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Tonalamatl Calendrier Aztèque
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1
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Imox
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Cipactli
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2
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iq'
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Ehecatl
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3
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Aq'ab'al
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Calli
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4
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K'at
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Cuetzpalli
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5
|
kan
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Coatl
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6
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Kame
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Miquiztli
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7
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kej
|
Mazatl
|
|
8
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Q'anil
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Tochtli
|
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9
|
Toj
|
Atl
|
|
10
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Tz'i'
|
Itzcuintli
|
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11
|
B'atz'
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Ozomatli
|
|
12
|
E
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Malinalli
|
|
13
|
Aj
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Acatl
|
|
14
|
I'x
|
Ocelotl
|
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15
|
Tz'ikin
|
Cuauhtli
|
|
16
|
Ajmaq
|
Coscacuauhtli
|
|
17
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No'j
|
Ollin
|
|
18
|
Tijax
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Tecpatl
|
|
19
|
Kawoq
|
Quiahuitl
|
|
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Ajpu, Ajau, Ajaw
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Xochitl
|

Prenons maintenant le Tonalamatl, calendrier religieux Aztèque
de 260 jours.
Par la corrélation qui existe entre le Cholq'ij et le
Tonalamatl, nous voyons que Imox est le premier jour du Cholq'ij,
et le premier jour du Tonalamatl est Cipactli. Donc l'équivalent
de Imox est Cipactli et ils sont aussi numéro Un.
L'équivalent du jour B'atz' est Ozomatli, numéro
11. L'équivalent du jour Kawoq est Quiahuitl, numéro
19.
L'équivalent du jour Ajaw ou Ajpu est Xochitl, et lui
correspond le dernier numéro et en même temps le premier.
Qu'est-ce que Xochitl et que signifie-t-il ?
Xochitl signifie fleur et roi, et son glyphe est une fleur.

Ajaw signifie maître/propriétaire (dueño) et seigneur
(señor), et son glyphe est un visage humain stylisé.

Le Créateur de l'Univers peut donc être représenté
par le glyphe d'un visage de profil selon le Cholq'ij ou bien la
figure d'une fleur, comme dans le Tonalamatl.
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Le soleil est appelé Ajaw, le soleil est définitivement
une des manifestations de Ajaw, c'est le donneur de vie, sans lui
nous périssons tous. Et le plus important pour le démontrer
est que le glyphe du soleil est un visage avec une fleur à quatre
pétales.
Cela concorde avec ce qui a été dit, que Ajaw a
comme symbole une fleur ou un visage stylisé et comme le
soleil est appelé Ajaw, son glyphe est aussi une fleur.
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Nous savons maintenant que le jour Ajaw a des formes variées
et des noms différents, mais se réfère à
la même chose, au Créateur et Formateur.
Comme Ajaw est le créateur de tout, le début de
tout, et la fin de tout, les nombres doivent commencer là
et se terminer là.
Le Winal, mois maya, contient 20 jours, cependant dans le registre
de ces jours dans les monuments n'apparait jamais un nombre
20, mais seulement les numéros "fleur" jusqu'au
nombre 19, qui font un total de 20 jours. Cette manière de
ne pas utiliser le nombre 20 se fait grâce
l'utilisation initiale de la fleur.
Cela nous indique un cercle fermé invariable, chaque fois
qu'on arrive au numéro 19, le nombre suivant est la fleur.
La fleur apparait comme numéro dans la corrélation
du Cholq'ij et du Tonalamatl, ou le nombre Fleur
est après le 19 et correspond exactement au jour Ajaw (Cholq'ij)
et Xochitl (Tonalamatl).
5 - Le début et la fin comme fleur numérique -
Nik
Le concept Zéro = rien, n'existe pas pour les Mayas.
Rien ne peut pas donner naissance à quelque chose ; il faut
quelque chose pour générer une ou plusieurs choses
semblables.
La fleur dans ses différentes représentations.

La position de la fleur et sa signification dans le monument
nous indique la position du début. Le nombre, avant d'arriver
à être UN, doit être au moment initial. Le nombre
doit dériver de quelque chose, et ce quelque chose est le début mentionné
antérieurement.
Le dessin nous dit : on est dans la phase initiale, il n'y a
pas encore un seul jour.
Dans les arbres, la fleur est un indice de fruit, c'est le commencement
du fruit, c'est l'étape initiale, et avec les nombres c'est
la même chose. La fleur ne représente pas "rien",
les nombres sont en fleur, mais ils seront, dans le futur.
6 - La différence entre la fleur numérique et le zéro indo-arabe
Les premiers chercheurs non mayas, en ne comprenant pas cette
pensée des anciens mayas, l'égalèrent
au zéro indo-arabe.
En Maya ce n'est pas possible.
Le zéro est l'absence de quantité, ce n'est rien,
ça ne vaut rien.
La fleur est l'indice d'un fruit, la fleur donnera naissance au
fruit, la fleur est le début du fruit. Dans la cosmovision
des anciens mayas, en mathématiques, le symbole de la
fleur ne donnera pas de fruits, mais des nombres pour la mesure du temps et de
l'espace.
Le zéro indo-arabe, quand il accompagne un nombre,
est synonyme de dizaine.
La fleur, quand elle accompagne un nombre, est synonyme
de vingtaine.
Exemple :
Un zéro, accompagné d'un trois, équivaut
à trente (30).
La fleur accompagnant un trois, équivaut à soixante
(60).
| Le zéro signifie vide, rien.
La fleur numérique signifie début et fin, symbolise
Ajaw, tout.
Indubitablement, ce sont deux conceptions différentes.
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7 - Le début et la fin comme graine - Ija'tz
Ija'tz, la graine des nombres
Il existe un autre symbole ayant les mêmes fonctions que
la fleur, mais sa forme est ovale, c'est la graine des fruits (wapinol,
zapote, pépin, etc.).

La figure d'une graine aussi est très significative, car
une graine génère la vie. Pour cela, les anciens Mayas
l'utilisèrent comme la fleur. La graine donnera une nouvelle
vie et dans ce cas, le symbole de la graine ne donnera pas une
plante, depuis sa conception la
graine donnera des nombres.
Ajaw est la première et vraie graine de tout l'univers,
parce que tout est parti de là. Ajaw peut donc est être
symbolisé comme une graine car il est la graine universelle.
De cette manière, Ajaw est graine.
La graine symbolise début et fin.
Prenons un grain de maïs, ce grain de maïs faisait partie de
l'épis avant d'être égrainé. On commence
le processus des semailles, c'est un grain de maïs pendant
qu'il est dans l'épis, c'est un grain de maïs quand
il va dans le sac du semeur, c'est un grain de maïs quand il
est dans la main avant d'être mis en terre, c'est un grain
de maïs quand il va dans l'air avant de toucher la terre, mais
au moment de toucher la terre, il change de nom, ce n'est plus un
grain de maïs mais [une graine], on dit : Awex ou bien Ab'ix.
Du grain de maïs sortent de petites feuilles, la plante croît,
fait un épis, murit et enfin devient épis de maïs,
le cycle se répète. Le grain de maïs qui faisait
partie de l'épis, est de nouveau arrivé à se convertir en grain, et d'autres grains
en plus, un épis. Il est sortit d'un point et est retourné
au même point.
Dans ce sens, la graine est en même temps le début
et la fin.
Nous pouvons donc en déduire que la graine, en plus de
la fleur, est un autre équivalent de Ajaw.
8 - Le début et la fin comme coquillage (caracol - T'ot')
Pourquoi un coquillage ?
Dans les manuscrits, on trouve la figure d'un coquillage de mer,
comme symbole numérique, avec les mêmes fonctions que
nik (la fleur) et ijatz' (la graine). Il existe des figures très
intéressantes, trouvées dans des excavations.

Comme on peut voir, il existe un personnage qui va surgir
de l'intérieur du coquillage, mais ça pourrait être
le contraire, qui rentre dans le coquillage.
S'il symbolise la naissance, c'est peut-être pour sa ressemblance
avec l'appareil reproducteur féminin ; en langue K'iché,
on dit : T'ot'. Et dans plusieurs langues mayas, le nom du coquillage/escargot est t'ot'.
Il pourrait symboliser la mort, le monde des morts, l'inframonde,
Xib'alb'a, on trouve souvent dans les tombes des coquillages. La
raison en est que l'intérieur d'un coquillage est un étrange labyrinthe, tout comme Xib'alb'a.
Xib'alb'a vient de deux mots : xib'il : terrible ; b'e : chemin.
En conclusion, ce qui est début est aussi fin, le coquillage
symbolise la naissance et la mort.
9 - Les symboles de début et fin
Voici les symboles utilisés dans les codex et monuments
qui indiquent le début et la fin d'un compte.

Chapitre II
"Beauté du ciel, Beauté de la terre Nombril du ciel, Nombril de la terre, Nik'ajal kaj, Nik'ajal ulew Ruk'ix kaj, Ruk'ux ulew".

1 - La succession des jours sous forme mathématique
Dans les langues Mayas, quand on fait mention des jours passés
ou bien des jours futurs, on le fait mathématiquement, à
la différence de la manière occidentale.
Ojer : antiguamente - autrefois
junab'ir : el año pasado - l'année dernière
wuqub'ix'ir : hace siete días - il y a sept jours
waqijir : hace seis días - il y a six jours
wojir : hace cinco días - il y a cinq jours
kajijir : hace cuatro días - il y a quatre jours
oxijir : hace tres días - il y a trois jours
kab'ijir : hace dos días, anteayer - il y a deux jours,
avant-hier
iwir : hace un día, ayer - il y a un jour, hier
mier : hace un rato - il y a un moment
WAKAMI : el día de hoy - le jour d'aujourd'hui
tena' : dentro de un rato - dans un moment
chuwa'q : dentro de un día, mañana - dans un jour,
demain
kab'ij : dentro de dos días - dans deux jours
oxij : dentro de tres días - dans trois jours
kojij : dentro de cuatro días - dans quatre jours
wojij : dentro de cinco días - dans cinq jours
waqijij : dentro de seis días - dans six jours
wuqub'ix : dentro de siete días - dans sept jours
juna'apon : dentro de un año - dans un an
q'ij saq peteneq - en el futuro - dans le futur
Toutes les expressions ont une racine numérique. Dans toutes
les langues mayas, les expressions précédentes maintiennent
particulièrement leurs racines numériques, à
l'exception des jours AYER (HIER), HOY (AUJOURD'HUI), MAÑANA
(DEMAIN), où il est très difficile de trouver la racine
numérique.
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Langue
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Hier
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Aujourd'hui
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Demain
|
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Mam
|
ewe
|
ja'la
|
nchi'j
|
|
Chuj
|
ewi
|
tiknek
|
kik'an
|
|
Q'anjob'al
|
ewi
|
nani
|
yakal
|
|
Poqomam
|
eew
|
ro'na
|
eqal
|
|
Awakateko
|
ewt
|
jalu'
|
eqle'n
|
|
Xil
|
eet
|
cheel
|
q'ejal
|
|
Poqomchi'
|
eew
|
yu'naak
|
iqal
|
|
Q'eqchi'
|
ekwer
|
anajkuan
|
kulaj
|
|
Tectiteco
|
iwi'
|
ajna'l
|
nchi'j
|
|
K'iche
|
iwir
|
kamik
|
chuwaq
|
|
Kaqchikel
|
iwir
|
wakami
|
chuwa'q
|
|
Achi'
|
iwir
|
waq'ij
|
chweq
|
|
Tz'utujil
|
iwir
|
kamik
|
chuwaq
|
|
Sakapulteko
|
ib'ir
|
puaq'ij
|
chuaq
|
|
Itza'
|
jo'le'jij
|
b'aje'laj
|
samal
|
|
Mopan
|
jode'ji
|
leeb'
|
samal
|
|
Chorti
|
akb'ii
|
kone'r
|
ejk'ar
|
Dans les langues mayas, nous pouvons aller vers le passé
ou vers le futur, selon le nombre de jours voulus.
Reprenons quelques exemples :
Oxij (dans trois jours), la racine est oxi (3)
Kab'ij (dans deux jours), la racine est kab' (2).
Pourtant, c'est moins clair avec chuwaq (demain) en langue Kaqchikel.
L'expression "le jour de demain" en Q'eqchi' nous aide
car elle se dit : KULAJ. Selon les analyses, le mot devait être
JUNLAJ à l'origine. JUN est la racine de un. Dans ce sens,
dans l'ordre on dirait : OXIJ (3), KAB'IJ (2), JUNLAJ (KULAJ) (1), en interprétant
par la racine on dirait : trois, deux, un. Ces trois jours mis en
ordre correspondent aux jours du futur.
Maintenant, avec les jours du passé, prenons les exemples
similaires, par la racine.
OXIJIR (il y a trois jours), KAB'IJIR (il y a deux jours), IWIR
(hier).
La racine TROIS est claire dans OXIJIR, la racine DEUX aussi
dans KAB'IJIR.
Mais dans IWIR, on ne trouve pas la racine UN, comme dans son
opposé JUNLAJ (KULAJ).
Cependant, pour une meilleure compréhension, utilisons
des nombres qui se trouvent dans la racine des expressions.

Par déduction, en prenant l'exemple des jours futurs,
à l'emplacement du point d'interrogation des jours passés
doit se trouver le UN (jun). Il en résulte ceci :

Autre observation très intéressante, entre les
deux un (1), il y a un vide, que nous pouvons logiquement remplir
avec le zéro de la numération
indo-arabe et en numéros mayas ce pourrait être
un visage, une fleur, une graine ou un coquillage.

Avec cet exemple nous pouvons voir que la fleur est au centre
de la numération, et en termes occidentaux elle nous indique
la présence des numéros négatifs et positifs,
le zéro indo-arabe est au milieu (panik'aj).
2 - Le jour d'aujourd'hui, en Maya
Ce vide qui a été rempli avec un zéro indo-arabe,
dans la succession des jours, numériquement nous pouvons
le remplir avec la même logique que précédemment,
en suivant l'ordre des jours. Il correspond au jour d'aujourd'hui.
Sans le vouloir, nous sommes arrivés à une conclusion
: le jour d'aujourd'hui est le centre des jours et le nombre zéro
indo-arabe des jours. Dans les langues mayas, le jour d'aujourd'hui
(HOY) s'exprime sous des formes variées :

etc. et toutes mentionnent le jour d'aujourd'hui. Revenons aux
investigations sur le début et la fin. Aujourd'hui est réellement
le jour qui n'est ni passé ni futur. Aujourd'hui est aujourd'hui.
Aujourd'hui est la limite entre le passé et le futur, en
d'autres termes, là se termine le passé et commence
le futur.
En termes mathématiques :

KAMIK = jour d'aujourd'hui et mourir. En K'iche', le jour d'aujourd'hui
se dit KAMIK, et signifie : jour d'aujourd'hui et mourir.
On a dit qu'une de ses significations est mourir et ce mot signifie
:
* Fin du cycle de vie et naissance du cycle de mort * Acte, au milieu du temps passé et futur
Au sujet du jour d'aujourd'hui, on a dit :
* C'est la limite entre le passé et le futur. * C'est la fin de l'étape des jours passés et le
début du cycle des jours futurs.
On pourrait en conclure qu'ils ont des caractéristiques
semblables, mais seulement en deux circonstances spéciales.
C'est pour cela que les anciens Mayas le désignèrent
par le même mot : KAMIK.
3 - Nani = jour d'aujourd'hui, en Q'anjob'al
Autre apport qui nous aide à comprendre. Comme mentionné
antérieurement, aujourd'hui en Q'anojob'al se dit Nani. Et
la racine de nani est Nan, qui signifie Centre. Le jour d'aujourd'hui
est réellement au centre du passé et du futur.
Un autre mot est dérivé de Nan (centre) : le mot moitié
se dit ti nani, le jour d'aujourd'hui est la moitié, en d'autres
termes il est à la moitié, au milieu. Si on considère ce nouvel apport,
nous pouvons conclure que début et fin sont aussi centre
et moitié. Ajaw, nik, ijatz, t'ot', nani sont synonymes.
| 4 - Le mot Kamik (mort) écrit en glyphes
Pour écrire mort en glyphes, la structure est composée
d'une fleur (la fleur numérique) et une tête de mort.
La fleur signifie début et fin, qui va avec le crâne
pour signifier l'acte de mourir. La fin de la vie terrestre et le
début de la vie dans l'autre dimension. L'important est l'apparition
de la fleur numérique dans la structure glyphique du mot
kamik.
|

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5 - Le mot nik'aj (moitié) et sa relation avec le mot
nik (fleur)
En Kaqchikel, moitié se dit : nik'aj. Ce mot vient de
la racine Nik, qui signifie fleur. La fleur va toujours au milieu
de la numération, et a beaucoup de liens avec nik'aj (moitié).
Une autre conclusion est que Nik doit être appelé centre et
non zéro. Centre parce que de là on retourne vers
le passé et on va vers le futur. A l'école, on nous
a enseigné à compter d'un seul côté à partir du un (1), ceci nous a induit à croire
que la numération démarrait avec le un (1).
Il a été démontré l'habileté
de compter par les deux côtés simultanément,
vers le passé et vers le futur, avec cela nous apprenons
que la numération n'a pas de fin, et n'a pas seulement un côté, mais qu'il existe bien un centre d'où
la numération part vers un côté ou vers l'autre.
Cette intéressante analyse, nous a emerveillé,
par toutes les possibilités que nous donne la présence
de Ajaw dans les mathématiques.
Chapitre III
La perfection du double du nombre deux Double du deux, nombre maya parfait. Le carré parfait.
1 - Ajaw comme double du nombre deux, le carré parfait
Dans la manière des anciens Mayas de conter
les qualités de Ajaw, la dualité, l'être mère
et père, Kabawil sont quelques un de leurs attributs. Dans
ce sens, tout ce qui ressemble à la "paire" est considéré avec respect
et révérence, c'est pour cela que le double du deux
est une autre caractéristique de Ajaw. Le double du deux
se manifeste dans les quatre points cardinaux, les quatre hommes et quatre femmes, les quatre couleurs,
les deux paires de jumeaux du Pop Wuj, les quatre "porteurs
de l'année". Les vingt jours du Cholq'ij forment un
carré parfait, avec cinq jours de chaque côté.
| De plus, le glyphe du nombre quatre est le glyphe du soleil dans
une autre de ses variantes, formé d'un visage de profil et
l'emblême du soleil, la fleur de quatre pétales.
Il a été dit que Ajaw est représenté
comme le soleil, et le soleil est représenté
comme une fleur de quatre pétales, ainsi donc Ajaw est le
carré parfait car il est le double de deux, soit quatre.
|


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La vie humaine est un carré, ses phases sont au nombre
de quatre : l'enfance, la jeunesse, la maturité et la vieillesse.

2 - Le début et la fin des mathématiques et leur
ressemblance avec la vie
Parmi les quatres étapes fondamentales de la vie, pour
cette analyse, prenons les étapes naître et mourir.
Naître et mourir
Les anciens Mayas disent que l'enfant et la personne âgée se ressemblent,
l'enfant marche à quatre pattes, et la personne âgée, quand
elle n'a
plus de force, fait de même, elle "marche à quatre
pattes". L'enfant, à la naissance, sort du ventre de sa mère, et la
personne âgée
en mourant retourne au ventre de la Mère Terre. De là,
on déduit que la naissance et la mort font partie d'un cycle
qui part d'un point et y revient.
Qu'est-ce que naître ?
La naissance est un processus biologique, appelé le début
de la vie, car pour culminer à cet acte plusieurs cycles
ont du se succéder. Le moment de la naissance est la fin
du cycle de gestation. Qu'est que la gestation ? Cette phase commence avec
la conception d'un nouvel être, cependant, à l'instant
de la conception, les deux débuts de vie ovule et spermatozoïde
ont terminé un cycle de vie solitaire.
Pour arriver à la naissance, il a fallut que des cycles
s'ouvrent et se ferment consécutivement. A partir de là,
on voit que la fin est en même temps le début.
La mère appelle le nouveau-né kotz'i'j (nik), ou
fleur. La naissance est le début d'un cycle et la fin d'un
autre cycle antérieur.
Cela concorde avec le fait que Nik est le début et la
fin de la numération. Nous arrivons à la caractéristique
similaire de l'acte de naître et la fleur des numéros, et
au nouveau-né appelé kotz'i'j (nik).

Qu'est-ce que mourir ?
Biologiquement, tous le considèrent comme la fin de la vie,
cependant c'est aussi le début d'une nouvelle étape.
L'étape de vie après la vie. On pose à nouveau
que la fin est début d'une autre étape. On pourrait dire que la naissance d'un enfant
est la mort de l'état foetal, et la mort physique est la
naissance d'une nouvelle vie, indépendante du corps physique.
Il n'y a pas de fin sans début, ni de début sans
fin.
L'instant "début et fin" pourrait être
considéré comme un pas, un pont. Ou le repos, comme
dans le processus du maïs. La graine en soi est repos, est
début et fin.
3 - Le mot kaminaq
Son éthimologie : kamik = mourir, kaminaq = mort.
Les enfants jouent, utilisant le mot kaminaq pour dire inhabilité
pour jouer, suspendu (pour revenir à nouveau) ; mais kaminaq
ne signifie pas expulsé. Dans les communautés Mam
et Q'anojb'al, ce mot est employé dans les jeux et signifie
: inhabilité/inaptitude ou suspendu momentanément. Le mot kaminaq
a deux significations :
- mort - suspendu ou inhabilité.
On voit des ressemblances entre "naître", "mourir"
et le mot "kaminaq".
Chapitre IV
1 - Généalogie et évolution des nombres
Les nombres sont donc apparus grâce à la graine
des nombres qu'est Ajaw. On a dit que Ajaw, la force, l'énergie,
en créant chaque être, chaque chose, créa aussi
les nombres. Les nombres s'utilisent pour faire allusion à chaque chose
en particulier. [...] Les nombres
ne pouvaient pas exister avant la création des choses. Les
nombres sont comme les ombres des
choses.
2 - Instruments numériques
Au début de l'ère numérique on devait avoir
utilisé des morceaux de roches ou de pierres pour représenter
les quantités de fruits, d'arbres, qu'on coupait, ou les
quantités de maïs qu'on demandait comme prêt
pour l'alimentation, pendant que murissait le maïs semé
dans les champs.
On disait : pour telle quantité de choses (ou de fruits),
égale quantité de pierres.
Le temps passa, mais les mathématiciens et comptables
durent faire face à un problème de place, pour initier
les enfants aux mathématiques, le nombre de pierres nécessaires était tellement élevé,
ensuite pour faire les recensements de population il fallait des
quantités plus importantes de pierres. De plus, il fallait
les garder dans un entrepot, quel problème ! Les énormes entrepots
n'étaient pas pratiques et étaient une menace s'ils
s'écroulaient.
Si bien que les brillants esprits commencèrent à
chercher une solution à ce problème. Comment réduire
l'espace et le poids, car ces quantités il fallait parfois
les transporter d'un endroit à l'autre.
Après des essais et des erreurs pendant un long temps,
apparurent des propositions de solution. Parmi elles apparut une
théorie mathématique très intéressante.
La théorie des mains et des pieds
Les mains et les pieds pouvaient être utilisés comme
symboles pour des quantités plus grandes que l'unité,
mais il y avait un grand problème, avant de pouvoir les utiliser, il fallait sculpter ou modeler de petits pieds et
de petites mains pour ensuite les manipuler, comme les petites pierres.
Théoriquement c'était une avancée, chaque
pied ou chaque main pourrait représenter la quantité
de cinq unités. Et pour la quantité de vingt, on pourrait
attacher les deux mains et les deux pieds. Cependant c'était difficile
dans la pratique.
3 - Introduction du "Bu'ul" dans les calcul mathématiques
Ainsi donc apparut la proposition d'utiliser le bu'ul (haricot).
Ces sages anciens se basèrent sur la lecture
du Livre Sacré Pop Wuj, qui mentionne que les ancêtres utilisaient les haricots de tz'ite pour la
création de l'homme. La proposition fut acceptée dès
le début, car elle remplissait les conditions minimums, les
haricots étaient petits et pesaient moins que les pierres.
La facilité de les manipuler aida à la rapide propagation
de l'utilisation du bu'ul (haricot) dans la comptabilité.
Cependant les critiques réclamèrent qu'on n'avait
pas avancé, on avait juste remplacé les pierres par
des haricots.
Le nombre cinq
Pour faciliter le comptage, on devait utiliser le symbole de
cinq unités grâce à l'utilisation de l'enveloppe
des haricots, la cosse. Chaque cosse contient en moyenne cinq haricots, ce qui convient donc à cette utilisation. Dans
ce sens, au lieu de compter cinq unité, on prendrait une
cosse qui aurait la valeur de cinq unités.
C'était une avancée dans les
mathématiques en cette époque lointaine. De plus,
il était possible de représenter la vingtaine en attachant quatre cosses. De
là, la vingtaine prit le nom de winaq, parce qu'elle représente
les vingt doigts d'une personne, et aussi k'al car c'était quatre cosses attachés.
Cette inovation facilita le comptage de nombreuses vingtaines
d'années, jusqu'à l'innovation suivante. La proposition
était l'utilisation de batonnets au lieu de cosses, les batonnets peuvent se trouver n'importe où pour être
utilisés en mathématiques, contrairement aux haricots
en période de pénurie alimentaire.
A partir de cette époque, on utilisa les haricots et les
batonnets pour les exercices mathématiques.
4 - Les mathématiques pratiques
Avant d'utiliser des écorces, du cuir pour l'exercice
mathématique, l'homme utilisa les éléments
de la nature pour satisfaire le besoin de comptabiliser, créant
ainsi les instruments nécessaires. Pour tel objet les anciens
utilisèrent les haricots, les fleurs, les graines, les coquillages,
etc. et le nombre cinq avec un batonnet. Ils faisaient tout pratique, visible et maniable,
ils étaient très concrets pour compter.
Les femmes, dans l'art de tisser, comptent par paires, ainsi
10 paires équivalent à 20. Le ximaj ou ximoj, équivaut
à 20 fils, c'est la mesure pour la largeur du tissu. Les
femmes, en comptant les fils, les tortillas, etc., utilisent
les paires, qui symbolisent le mariage. L'unité est évitée,
une personne solitaire devient triste (paroles d'une grand-mère de Sololá). Dans les fêtes de mariage,
les hôtes comptent les invités par paires.
Pour mesurer, les hommes utilisent la mesure de la brassée,
20 équivaut à une cuerda. La cuerda a 40 varas. Cela
signifie qu'il est plus pratique de compter par paires.
Un père enseigne les
nombres à son fils par l'action, et pas seulement verbalement, dans le compte des plants
de maïs, en comptant les arbres fruitiers, et la mère
enseigne à sa fille en comptant les paires de tortillas qu'il
faut emporter au champ.
5 - Les noms des nombres
uno - un : jun raqan (kinaq - haricot) dos - deux : ka'i' raqan
(kinaq) tres - trois : oxi' raqan (kinaq) etc. Pourquoi faire mention
des haricots ? Parce qu'avec les haricots on sait la quantité exacte de n'importe quelle opération,
et s'il n'était pas fait mention des haricots, ils seraient
sous-entendus.
6 - Preuves de l'utilisation du bu'ul (haricot)
Les nombres de un à quatre dans la numération Maya
et les nombres aztèques sont des grains.
Manière de compter en langue Itza' et Yucatèque
un : jun pe'el
deux : ka' pe'el
trois : ox pe'el
quatre : kan pe'elcinq : jo' pe'el
Très intéressant, mais que signifie le mot pe'el
?
Pe'el signifie égrainer, "décarcasser"
les haricots. (Dictionnaire Maya espagnol, Bastarrachea y otros,
page 114). Pe'el signifie donc enlever la cosse, ce qui en Kaqchikel
se dit pil (na pil, enlever l'enveloppe).
Dans les langues mayas mentionnées, quand on fait allusion
à un nombre de choses, on ajoute toujours le mot p'eel, sous-entendant
le bu'ul ou haricot. Exemple : jo p'eel ch'iich' : cinq oiseaux. De plus, cela nous indique que
le système ancien était ainsi, en prenant en compte
que la langue Itza' et le Yucatèque conservent beaucoup de formes originales de la langue des ancêtres.
Autrefois, les exercices sur
la numération/numérotation dans les écoles
se faisaient en utilisant la mémoire mais aussi de manière
pratique avec les haricots, en disant "jun p'eel" c'était vraiment
l'action de sortir un haricot de sa cosse et le poser au sol.
Cela peut se voir dans les marchés des communautés
éloignés, où on utilise les pierres ou les
graines pour faire les comptes d'achat et de vente.
Chapitre V Conclusions
1 - La spiritualité, qualité essentielle des anciens
Mayas, se manifeste dans toutes leurs activités, c'est pour
cette raison qu'ils réalisèrent leurs travaux mathématiques
à l'image de l'Univers qui est l'oeuvre de Ajaw. Ajaw est
le début et la fin des nombres, c'est pour cela qu'il occupe
la place centrale.
2 - La structure du Cosmos et de l'homme étaient les modèles
à imiter dans toutes les activités mathématiques,
c'est pour cela que se répète l'usage du "double
de deux", le nombre quatre dans les dessins (diseños)
et constructions imitant Ajaw comme le carré parfait.
3 - Nik est la fleur numérique, c'est le symbole de Ajaw
dans les mathématiques, le coquillage, la graine et le visage
sont ses synonymes. Ce nombre, identifié comme le ZERO maya,
a la fonction de centre et possède des qualités originales
dans la numération maya qui le diffèrent du zéro
indo-arabe.
4 - Les symboles visage, fleur, coquillage et graine ont des
particularités par définition très différentes,
mais ont des attributs spéciaux ressemblants, c'est pour
cela qu'ils furent désignés pour remplir les mêmes
fonctions de début et de fin.
5 - C'est un fait que les nombres et la pratique des mathématiques
est encore vivante chez les mayas d'aujourd'hui, manifestés
peut-être inconsciemment dans des pratiques quotidiennes qui,
à l'analyse, montrent des formes mathématiques.
6 - Nik la fleur numérique (le zéro maya) se perçoit
clairement comme point central, en mentionnant les jours passés,
le jour d'aujourd'hui et les jours futurs dans n'importe quelle
langue maya.
7 - Le cycle, période numérique réitérative
mentionnée dans l'histoire, est démontré dans
les nombres du calendrier, au moment de terminer il commence à
nouveau, indiquant qu'il n'y a pas de début sans fin ni de
fin sans début.
8 - La fleur, tout comme le visage, s'utilise pour le compte
du temps, tandis que la graine et le coquillage s'utilisent pour
des activités comptables.
9 - Les noms des nombres sont les expressions qui se sont conservées
sans variations majeures dans toutes les langues mayas.
10 - Il existe d'autres conceptions mathématiques, de
mesure, de compte, d'expression, dans les communautés qui
méritent d'être étudiées pour améliorer
le lexique mathématique maya existant.
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