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"Jun Raqän - La Cosmovision
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les Nombres Mayas" "Cette étude est une approche de la Cosmovision Maya, ses implications dans la vie humaine, où se trouvent les liens qui nous unissent à l'univers. La Cosmovision est un thème très important pour la vie des mayas d'aujourd'hui, parce qu'elle nous ouvre la voie pour comprendre ce qui nous entoure, nous enseigne quel doit être notre comportement avec les êtres animés et inanimés qui habitent le cosmos." |
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L'autre caractéristique est que dans chaque |
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Nous avons dit qu'il y a 20 paires de glyphes, et les paires les plus claires sont en nojol (sud), tournons la page pour que nojol se trouve dans la partie supérieure. Nous allons lire de gauche à droite les glyphes : Iq', Imox, Toj et Q'anil. |
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* Ils sont inter-connectés par des boules qui nous emmènent
à l'extrême droite où se trouvent les glyphes
Toj et Q'anil
également sur le numéro 13. Voyons maintenant : Iq', Imox,
ne correspond pas à l'ordre habituel, mais dans l'ordre Imox, Iq',
c'est le bon sens. Maintenant nous lisons : (13) Imox, (un)
Iq'. L'explication est simple : nous savons qu'après le jour Imox vient le jour Iq', et en même temps nous savons que dans le Tzolkin (Cholq'ij) après le numéro 13 vient le 1.
Voyons l'autre paire. 1 Toj, 13
Q'anil, sonne faux. Mais si nous l'ordonnons 13 Q'anil, (un)
Toj, cela correspond bien à l'ordre auquel nous sommes habitués dans les cérémonies. Maintenant vient un autre problème : les paires que nous venons de ranger ne vont pas dans le sens des aiguilles d'une montre, et que signifient les boules ? |
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Sur le côté lakin (orient) il existe 13 boules.
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Sur le côté chikin (occident), également 13 boules.
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Sur le côté nojol (sud), également 13 boules. |
Sur le côté xaman (nord), apparement il y a 12 boules, mais il devrait y en avoir 13. |
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Maintenant, les colonnes de boules restantes ont toutes 12 boules, c'est là qu'est l'énigme/l'astuce. En observant bien, dans chaque coin il y a 4 colonnes de boules, et comme il y a 4 coins, cela fait un total de 16 colonnes. Ces 16 colonnes plus les 4 précédentes, font un total de 20 colonnes. Nous savons que les plus grandes colonnes contiennent 13 boules, en faisant la multiplication 20x13 nous obtenons 260. Que signifie 260 dans la pensée Maya ? Nous sommes en face du parcours du Calendrier Sacré Cholq'ij (Tzolkin), qui effectue 260 jours à chaque tour. Y a-t-il une relation entre 13 Imox et 13 Q'anil ? Faisons quelques opérations mathématiques * Addition : 13 Imox + 13 jours : 13 I'x. Ce n'est pas correct. Nous devrons donc ordonner la lecture en commençant par 13 Q'anil, ensuite 13 Imox. Donc les 13 boules signifient 13 jours, entre 13 Q'anil y 13 Imox, il existe exactement 13 jours. |
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1. Après le jour 13 Q'anil, viennent les jours
: 1 Toj, 2 Tz'i', 3 B'atz', 4 E, 5 Aj, 6 I'x,
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Nous avons additioné 20 fois 13 jours, ce qui donne la quantité de 260 jours, équivalent à un tour du Calendrier Sacré Cholq'ij (Tzolkin). Lecture du cercle intérieur Il est formé de 20 glyphes de jours. Sa lecture se fait dans la direction que nous avons trouvé, le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il a une synchronisation qui se rompt au 3ème tour et au 5ème tour.
- 1er tour : Imox (coin droit du côté Chikin), ensuite Iq' en
Nojol, Aqb'al en Lakin et K'at en Xaman.
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Premières observations L'addition est l'opération mathématique qui nous aide à comprendre l'emblème synthétique du Calendrier Sacré Tzolkin. Les 13 boules ont bien une relation avec les 13 numéros qui accompagnent les jours du Calendrier sacré. La direction de la lecture que nous avons suivi va en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre.
Passons maintenant à un autre dessin qui appartient au Codex Fejervary Mayer, et voyons s'il coïncide avec certains des principes et éléments appris du dessin du Codex de Madrid. Description Comme le Codex de Madrid, sa forme est un carré, à
l'intérieur
Dans chaque coin existent 5 glyphes de jour en file, de plus dans chaque coin de la croix (intérieur et extérieur), il y a un glyphe de jour, 3 à la périphérie et 2 à l'intérieur, reliés par des rangées de 12 boules. De plus, dans chaque cadrant des coins de l'univers (points cardinaux), se trouvent 2 personnages en communication en-dessous des arbres mystiques cuaches cosmiques, et dans la partie supérieure apparaît un oiseau. Cela fait 10 glyphes de jours dans chaque coin, et comme il y a 4 coins, cela fait un total de 40 glyphes. Les boules nous remettent en mémoire les boules du Codex de Madrid, qui étaient pour la plupart rangées en colonnes de 12. Faisons quelques additions en suivant la direction inverse des
1. Xochitl + 13 jours = le jour Acatl.
Nous avons fait un tour comme dans la première peinture, nous avons commencé avec le jour Xochitl et terminé avec ce même jour Xochitl. En appliquant les principes découverts dans le Codex de Madrid, nous avons additionné 20 fois 13 jours, ce qui fait la quantité de 260 jours qui est un tour du Calendrier sacré (Tonalamatl, Cholq'ij, Cholkin, Tzolkin). Le contenu des deux peintures est mystique et cosmogonique. Une des informations insérée dans ces peintures est la dynamique du Calendrier Sacré sous forme synthétique. Certains auteurs l'appellent la fleur calendaire. Conclusions
Les deux peintures contiennent le même La forme des deux peintures correspond à la forme de Pourquoi dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre ? Cela devrait tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est le sens "habituel". Beaucoup de choses giratoires dans la culture occidentale tournent dans ce sens. [...] La culture des ancêtres ne concorde pas avec la culture occidentale, et nous en avons la confirmation ici. Car si les ancêtres utilisaient cette direction, ce devait être pour quelques raisons spéciales. Les ancêtres, pour réaliser leurs travaux et actions, se basèrent sur des principes valides, spécialement sur les sujets philosophiques et religieux. Selon les Ajq'ijab' (guides spirituels mayas), le mouvement doit se faire dans ce sens, inverse aux aiguilles de la montre. Ils expliquent que le feu sacré de la cérémonie a des mouvements circulaires. Quand les augures sont de joie et positivité, la flamme du feu sacré fait de petits tourbillons dans cette direction, et quand elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre cela exprime de la négativité. Impressionant. La danse réalisée dans ces cérémonies suit aussi la direction interprétée dans les codex étudiés. Les figures des anciens livres des ancêtres mayas sont en relation directe avec le langage du feu sacré et de la danse sacré qui se pratiquent aujourd'hui. Les végétaux Les légumineuses appelés "haricots
de maïs" Matière inanimée - l'eau L'eau en mouvement tourne aussi dans ce sens. Les anciens assurent qu'il en est ainsi, et il faut faire attention à ne pas enfreindre cette loi cosmique. Car ce qui est à droite pour les ancêtres mayas, est à gauche dans la culture occidentale en matière de tour circulaire. Toutes les choses qui vont être décrites sont si routinières dans notre vie que nous ne nous en rendons même pas compte. |
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Manifestations du Mouvement Giratoire Cosmique dans la vie organique A. Les végétaux Comme mentionné antérieurement, le haricot de maïs et toutes les plantes grimpantes qui s'enroulent. Le cas du haricot est particulier, les ainés disent que si le haricot s'enroule dans l'autre sens, en quelques jours il se dessèche. B. Les animaux Les quadrupèdes généralement se couchent sur le côté droit, mais celui qui en donne la meilleure illustration est le chien, qui décrit des cercles et se couche sur le côté droit. C. Les personnes - Les femmes qui utilisent un appareil appelé "solb'el chij" (image 5) pour assouplir le fil, cet appareil tourne dans le même sens. - Le travail "ruq'inik", réalisé par les femmes, se réfère à la création de la base du tissu, pour lequel elles utilisent un appareil nommé "q'inob'al", dans ce travail elles mettent le fil en forme circulaire dans la direction du MGC. - Dans les réunions sociales, où sont utilisés les cercles, tout ce qui se fait à l'intérieur du cercle, distribution de cadeaux ou autre activité, la personne qui avance à l'intérieur du cercle tourne également dans ce sens. - Autres actes où ce n'est pas la raison qui agit mais l'inconscient, le mouvement du corps au moment de s'évanouir, danser en couple, les combats de boxe. |
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- Battage du blé, actionné par un manège de chevaux. - Dans la cuisine : une mère interrogée sur la direction du tour circulaire, répondit que la direction normale et correcte était la direction du MGC. Comme exemple, elle explique que pour faire l'atol de elote (boisson à base de maïs), quand il est sur le feu, battu dans ce sens il devient un délicieux atol, mais s'il est battu dans le sens contraire, l'atol se coupe. L'eau qui s'écoule tourne dans le sens du MGC. En puisant l'eau d'un puits avec un seau accroché à une ficelle, le seau s'enroule dans cette direction. Quand on laisse couler du miel pur d'une bouteille, le miel ne coule pas en ligne droite mais de manière circulaire. Les fusées utilisées dans les fêtes montent au ciel en tournant. Le mouvement des ailes de la libellule tourne dans cette direction. Autres Les profils de visage dans les codex en position circulaire, humains ou zoomorphes, regardent toujours vers la gauche. (Voir gráfica 11). Mouvements horizontaux - La balle tirée par un canon rayé ne se déplace pas en ligne droite
mais en spirale. A. La Lune - tourne autour de la Terre. B. La Terre - tourne sur elle-même pour faire le jour et la nuit, et tourne autour du soleil durant l'année. La terre et la lune tournent dans cette même direction. C. Les planètes et leurs satellites - tournent comme la Terre et la Lune.
D. Le système solaire - en réunissant tout ce qui vient d'être décrit, il se forme un ensemble de mouvements circulaires, par conséquent notre système solaire ne reste pas immobile mais décrit un mouvement spirale. Si nous pouvions être dans l'espace et voir le mouvement du système solaire, nous verrions clairement un tourbillon total, les planètes tournent dans la même direction, avec le Soleil pour centre. E. La comète a un déplacement cyclique dans l'espace. F. Radiations et particules émises par le Soleil G. Les galaxies
Tout cela nous fait comprendre que notre système solaire tourne à l'intérieur d'une constellation plus grande, qui à son tour tourne autour d'une autre encore plus grande, et ainsi de suite dans tout le cosmos. Par conséquent, le soleil est à peine un grain de sable qui circule dans le grand tourbillon céleste. Si les grandes masses se déplacent de manière circulaire, par conséquent les petites doivent aussi être en mouvement giratoire. A. L'atome B. La molécule d'ADN Pourquoi les êtres animés et les êtres inanimés tournent-ils tous dans la même direction. Sur les droitiers Sobre la ley de gravedad La gravedad ejerce atracción sobre las cosas a manera del remolino, haciendolo rotar a mayores revoluciones al adquirir mayor velocidad en la caida libre. La gravité exerce une attraction sur les choses à la manière du tourbillon, le faisant tourner à plus grande révolutions et acquérir une plus grande vitesse en chute libre.
Etudions à présent un phénomène de la nature très intéressant, qui décrit précisemment le tour circulaire. Il s'agit de la force tourbillonante existante dans le feu sacré. Dans la nature, il existe d'autres tourbillons de grande taille qui, pour leur force et leur taille, ont été classés dans la culture occidentale comme tourbillon, cyclone, tornade ou ouragan. Cette force est visible sur mer comme sur terre en certaines époques déterminées de l'année, en raison de la position du soleil. Quand ils se présentent sur la mer, provoquant des ravages, leur nom apparaissent dans les journaux, car ils sont baptisés avec des noms différents. En été, on peut voir dans les hautes terres des nuages de poussière se lever en forme de toupie, les gens Kaqchikel l'appellent sutkum et les Q'eqchi kaqsut iq'. Sa dynamique La formation du sutkum est due à deux courants de vents qui, au contact, s'enroulent et forment ce phénomène si admiré et craint (Atlas del Universo 1970, p.201). Quelle relation existe-t-il entre la danse sacrée, les mouvements du tourbillon du feu sacré, la dynamique des graphiques des codex et le sutkum (huracán, ouragan) ? Quelle définition donne le dictionnaire ? Que signifie le mot HURACAN (ouragan) ? HURACAN : “Denominación con que se conoce en la región
del Caribe, al ciclón tropical en su grado máximo. HURACAN : "dans la région Caraïbe, cyclone tropical
à son degré maximum.
Pour continuer, voyons dans notre livre sacré Pop Wuj, ce qui est dit à propos de la divinité "Hunraken" (Jun Raqän, Huracan, Ouragan) Il existe plusieurs citations qui mentionnent la divinité Jun Raqän, en voici une : Littéralement : “... utz'ukik puch k'aslem winaqirem
chi q'equmal, chi aq'abal, rumal ri uk'ux kaj Huracan ubi”. La traduction
en espagnol
est : … la hechura de la vida y de la creación, en la obscuridad
y tinieblas por el Corazón del Cielo, que se llama Huracan
(ésto es un pie, nombre propio). [Voir le manuscrit
de F. Jimenez.] ; Dans la versión de Adrian I. Chávez : “... utz'ukik puch k'aslem winaqirem chi q'equmal, chi aq'abal,
rumal ri uk'ux kaj Jun Raqän ubi”. La traduction en
espagnol: … crearon el árbol y el bejuco, la subsistencia de vida
y de la humanidad, esto fue en la obscuridad en la noche por el
espíritu del cielo el llamado un pie. (Chávez, Pop
Wuj, 1979, pág.2)
… Coeur du Ciel qui s'appelle Huracan (Ouragan) (ésto es un pie... - c'est un pied) (FJ) ... l'esprit du ciel appelé un pied (AI Chávez) HURACAN et JUN RAQÄN mots synonymes qui signifient un pied et en même temps AJAW ! Le vent de l'ouragan est l'une des nombreuses manifestations de Ajaw, et dans le Pop Wuj il est mentionné dans l'acte précis de la création de l'univers. Dans le livre sacré, nous lisons clairement que le Créateur et Formateur est Jun Raqän (Huracan), et cela nous permet de comprendre que le mouvement giratoire cosmique est la présence de Ajaw. Il nous dit que Jun Raqän est l'énergie circulaire qui se déplaçait au début de la création. Ajaw se manifesta ainsi, depuis toujours, fit tout ce qui existe, lui imprégna le mouvement, et surgit la vie. Il met en mouvement l'univers, il est dans le cosmos infini. (Voir la création dans le Pop Wuj). Tout ce qui est décrit précédemment est la cosmovision maya ! L'ordre dans l'univers Ceci est la dimension vue et palpée dans l'univers par les ancêtres, connaissance profonde et éternelle qui recouvre les confins du système interstellaire. Permanence de la synchronisation parfaite des mouvements, ajustée par des lois qui maintiennent l'ordre universel, lois qui s'accomplissent avec la précision des fleurs qui éclosent. Cet ordre universel s'accomplit dans l'espace lointain, comme sur la Terre Mère, c'est la première condition pour le maintien de l'équilibre dans la nature. Avec cette sagesse, l'homme maya est venu depuis toujours, respectant ces lois du cosmos depuis le premier jour où il a eu conscience de sa relation avec l'ordre total. Emerveillés d'être insérés dans la perfection cosmique, ils imaginèrent des formes de vie sociale en accord avec cet ordre. L'unité va depuis le créé jusqu'au Créateur, ce qui est créé est synchronisé aux caractéristiques du Créateur et Formateur, c'est pourquoi le Créateur habite dans son oeuvre, dans les éléments de la nature. C'est pour cette raison que les anciens maintiennent cette vénération spéciale à la pluie, au vent, la terre, etc., parce que là vit Ajaw. Comme enseignement pour l'homme d'aujourd'hui, ils nous disent que l'homme fait partie de la perfection de l'univers, mais il y a une condition fondammentale qui est l'observance et le respect des lois existantes dans la nature, dans le cas contraire l'homme s'autodétruira avec les autres êtres qui habitent la terre. Pour autant l'univers continuera son parcours, sans la présence de l'homme qui se sera détruit et converti en poussière galactique pour ne pas s'être ajusté à l'ordre de l'univers. Conclusions La cosmovision, c'est aller dans la même direction que l'univers. La forme cyclique du mouvement est le dénominateur commun qui nous unit dans l'univers, indépendament du fait que nous soyons micro ou macro, nous allons tous dans la même direction. Chapitre
L'autre thème de cette étude est la dynamique des nombres. Cette dynamique ne peut rester en dehors de l'ordre de l'univers, elle doit être assujettie aux lois universelles. Le mouvement des nombres doit suivre le tour giratoire qu'illustre l'emblème du Tzolkin (Codex de Madrid et Codex de Fejervary) et signifie que nous devons le prendre comme exemple et l'adapter à l'enseignement des nombres. Dans les chapitres antérieurs, nous avons vu comment nos ancêtres et nos ainés d'aujourd'hui l'appliquent dans leurs travaux quotidiens pour être en harmonie avec le cosmos et en même temps utiliser la force que ce mouvement implique. Les ancêtres, en utilisant le circulaire, entraient dans l'énergie cosmique et comprenaient beaucoup mieux l'ordre universel. Voici un exemple : La conception (occidentale) de la terre jusqu'au XIIIème siècle était une terre plane ou carrée. En la comparant avec la pensée des ancêtres mayas de cette époque, nous nous rendons compte qu'ils avaient déjà écrit des livres étonnant sur l'astronomie, connnaissaient les révolutions de la plupart des planètes, etc. Tout cela nous permet de déduire qu'ils savaient déjà que la terre étaient ronde, parce que si tout était circulaire, la Terre Mère devait l'être aussi. Comment les mayas arrivèrent-ils les premiers à ces connaissances ? Grâce à la connaissance du Mouvement Giratoire Cosmique. Comprendre la pensée circulaire des ancêtres mayas nous ouvre les portes de la connaissance cosmique, et de cette manière nous entrons en contact avec la force qu'ils utilisèrent pour la recherche de la connaissance en général et des mathématiques. Les instruments que nous allons utiliser sont les haricots, les batonnets et les symboles NIK qui signifient centre, qui sont les graines ovales et le coquillage. Le dessin du cercle numérique Comme pour les semailles, on commence en plaçant une graine
dans la terre, qui est le pas initial, ensuite la plante germe,
naît, croît, se reproduit et meurt. Les nombres suivent cette ligne d'action. On place la graine ou le coquillage comme point de départ, ensuite vient le jun (un) et on place un haricot, ensuite vient le kab' (deux) et on place deux haricots, ensuite oxi' (trois) et on place trois haricots, mais en formant un cercle. A lajuj (dix), les deux batonnets doivent être exactement à l'opposé du nombre graine et représenter la première moitié du cercle ; on continue à décrire le cercle, et quand on arrive à wolajuj (quinze), il doit être exactement en face de job' (cinq), on continue à placer les haricots des nombres restants jusqu'à arriver à belejlajuj (dix-neuf) qui sera le dernier nombre entrant dans le cercle. Les positions occupées sont exactement au nombre de 20,
dix-neuf nombres plus le nombre NIK-centre. Le cercle est
la base de la numération Maya, en comprenant la dynamique
et la mécanique de ce cercle nous aurons fait le premier
pas fondammental dans cette discipline, parce que cela nous aidera
à comprendre la position de tous les nombres restants. Ce cercle numérique est la synthèse de la connaissance totale des nombres. Connaissances générées par le cercle numérique. Ce cercle numérique nous enseigne que la graine est le début, la fin et en même temps le centre. En observant attentivement les visages numériques de l'image 11, nous nous rendons compte que la moitié de ces visages se ressemblent à un détail près. A partir du nombre lajuj (dix) tous les visages apparaissent avec la mâchoire décharnée. En d'autres termes, la première moitié du cercle, à partir du centre jusqu'à neuf, les visages sont normaux, ils sont du même groupe et sont au nombre de dix. Ensuite, du nombre dix jusqu'au dix-neuf, les visages sont tous décharnés, c'est l'autre moitié du cercle et ils sont également au nombre de dix. Cela illustre que le nombre suit la ligne de la vie même, qui est engendré au centre, ensuite naît et croît dans la première moitié. Dans l'autre moitié, il devient adulte, vieillit et meurt en arrivant au nombre dix-neuf. Le plus intéressant est qu'au pas suivant, il est à nouveau conçu et ainsi naît à nouveau, en des cycles sans fin. C'est un mouvement perpétuel, mourir et naître à chaque 20 instances. Dans la numération continue, nous pouvons apprécier qu'à chaque 20 instance un tour est complété, dans cette mesure, nous comprenons que le nombre jun k'al (vingt) appartient à la naissance du tour suivant. C'est pourquoi toutes les vingtaines sont le début des tours suivant, à l'infini. La vie est un cycle. L'exemple des fruits est très illustratif, cela commence en semant la graine dans le sol, celle-ci se convertit en arbre, l'arbre donne des fruits, les fruits mûrs sont mangés et les graines tombent à nouveau sur le sol, comme acte final. La graine qui fut le début devient également le pas final, où ça commence ça termine. Les cycles de la lune
autour de la terre Elle naît quand elle est juste en face du soleil, puis
elle devient croissante. La phase la plus importante est la pleine
lune, quand elle est exactement au côté opposé,
et c'est aussi la moitié du cercle décrit. Puis vient
la phase de la lune décroissante qui signifie vieillir, et
elle meurt dans les jours suivants, pour naître à nouveau
face au soleil et poursuivre sa routine circulaire. Les cycles du jour et de la nuit. Le jour naît à l'aube et meurt au crépuscule, pour naître à nouveau le jour suivant, sans faute, pour les cycles... des cycles. Le cercle numérique dans le temps Les nombres accomplissent une fonction très importante pour le contrôle / la mesure du temps.
L'image 9 correspond à une petite plaque de jade qui contient un texte très important, dans l'en-tête se trouve le tableau contrôle du temps. Il ressemble aux écrits d'aujourd'hui qui commencent avec la date du mois et le nom du jour. Elle contient en plus une information astronomique sur le jour en cours. Cet en-tête contient les sections basiques suivantes : – La somme des jours Le compte des jours écoulés depuis le début du présent Oxlajuj B'ak'tun (13 B'aktun) qui commença le jour 4 Ajaw et 8 Kumku, jusqu'au jour où a été sculptée la petite plaque. D'autres auteurs appellent cette section le compte long (cuenta larga). Les jours sont rassemblés en paquets de 20 jours et chaque paquet s'appelle Winal. * Puis vient un autre paquet plus grand de 18 winales : le Tun
(360 jours). WINAL signifie :
Marque le nom du régisseur du jour qui correspond à l'un des 20 noms de jours du Calendrier Sacré, et en même temps le numéro qui correspond à ce jour. Le compte commence avec le numéro 1 et va jusqu'à 13, puis recommence à 1. Dans le compte du Kukeb' apparait le nom du winal en cours, qui correspond à l'un des 18 noms de mois, ou à défaut apparaitra le nom Wayeb, qui signifie 5 jours de silence. Les winales sont des périodes de 20 jours qui possèdent des noms propres, variant selon les langues, mais ce nom synthétise les caractéristiques de cette période de temps dans l'année. KUKEB : Terme utilisé dans le livre Chilam B'alam pour l'année de 365 jours (différente de l'année solaire), qui possède des porteurs qui tournent tous les quatre ans. WAYEB : Mot yucatèque qui vient de wayeyab, jours de repos. Ce sont des jours de reflexion, pardon, remerciement, solicitude et fête. Tous les 4 ans est ajouté un jour au calendrier solaire. Le nom varie selon la langue. Noms des mois en yucatèque
Pour effectuer le compte, on commence avec le glyphe de prise de possession, qui est l'image d'un torse assis, ensuite viennent les numéros réguliers, puis apparait à nouveau le torse assis.
La structure de cette section est formée par le nombre de jours écoulés, joint au nom du winal. Le mouvement circulaire est la norme pour le compte du temps. Maintenant lisons les trois sections du tableau contrôle du temps de la partie postérieure de la plaque de Leyden.
Chapitre
La déclaration scientifique occidentale sur la création des planètes dit que celles-ci se formèrent à partir de tourbillons de gaz et de poussière, ce qui concorde avec ce qui est écrit dans le Pop Wuj au sujet de l'énergie circulaire (Jun Raqän), qui créa l'univers. Selon la conception des ancêtres mayas sur la création de l'univers, l'énergie qui imprégna le mouvement au cosmos est réellement impressionnante, et pour la mémoire collective éternelle ils la laissèrent écrite dans le Pop Wuj et les anciens codex, comme le démontre les peintures de la dynamique du Calendrier Sacré. L'autre aspect est la présence de ce tourbillon dans le feu sacré aujourd'hui, nous laissant voir que dans ce feu est Ajaw. Donc pour entrer en contact avec Jun Raqän de l'univers, les anciens interprètent le langage du mouvement du feu et exécutent la danse sacrée. Les ancêtres, observateurs assidus du cosmos, réussirent à comprendre l'énergie circulante, et à s'y ajuster. La société s'organisa à l'image du cosmos, c'est pour cela que l'on dit que les ancêtres mayas vivaient en accord avec le cosmos. Il est certain que les livres qui contenaient les principes philosophiques
qui soutenaient l'action des ancêtres se perdirent
avec l'invasion, mais les actions proprement dites restèrent
comme partie de la norme sociale, que nous pouvons vérifier
aujourd'hui : comme dans l'habillement des femmes, la manière
d'enrouler les cheveux, de couper un arbre, couper les plantes médicinales,
comment se réalisent les cérémonies de semailles,
l'acte d'assumer une charge, etc. et d'autres actions comme dans
le Chapitre Le problème est que ces actions ne sont pas comprises aujourd'hui dans toute leur dimension, on ne perçoit que l'extérieur, mais les profondeurs sont inconnues et dans ces profondeurs se trouvent des principes et explications de la Cosmovision.
1 - L'axe central de la Cosmovision est Ajaw. 2 - La cosmovision est un ensemble de normes d'inter-relations stellaires et en même temps un ensemble de préceptes qui ont comme objectif l'entente avec le cosmos. 3 - L'homme, pour être plus intelligent, a de plus grandes responsabilités envers tous. 4 - L'homme est assujetti à toutes les lois de l'univers, c'est pourquoi il a la même catégorie que tous, sa catégorie est "awej", concept qui signifie "créature d'un être supérieur, soumis à ses desseins et dispositions"; 5 - Le mouvement giratoire cosmique MGC est l'énergie qui maintient en action tout l'univers. 6 - La pensée des ancêtres est circulaire, en accord avec la cosmovision. La pensée occidentale est horizontale (linéaire). 7 - Les nombres sont assujettis aux normes qui régissent le cosmos. 1 - L'homme ne doit pas altérer l'équilibre de la nature, car en le faisant il s'autodétruit. 2 - Il est impératif de continuer la recherche de la compréhension / l'entente avec le cosmos, car il existe de multiples aspects de la connaissance qui ont une grande importance pour l'homme, dans son devoir de récupérer l'équilibre naturel perdu. 3 - Il est nécessaire d'investir plus de temps sur ce sujet afin de trouver des explications aux questions non encore résolues et ainsi connaître des solutions alternatives au problème de l'écologie mondiale. Gráfica 11
ATLAS DEL UNIVERSO, Editorial Labor, S.A. Barcelona 1970 Barrera Vazquez, Alfredo y Rendón Silvia. EL LIBRO DE LOS LIBROS, CHILAM B'ALAM, fondo de cultura económica. México, séptima reimpresión 1982. Bastarrachea Manzano, Juan Ramón ; Yah Pech, Emilio ;
Briceño Chel Fidencio. CÓDICE DE MADRID CÓDICE FEJERVARY MAYER, del grupo Borgia Diaz Cesar, Peña Angel. FISICA Freeman, Ira M. FISICA SIMPLIFICADA GRAN ENCICLOPEDIA DEL MUNDO, letra H, tomo 9, Editorial Marin LA TIERRA, colección de la naturaleza de Life en español, México 1967 POP WUJ, versión de Adrián Inés Chávez,
Casa Chata, México POPOL VUH, Estrada Monroy, Augustín. Editorial José de
Pineda Ibarra SCHELE LINDA. Cuadernos sobre escritura jeroglífica Maya |
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